Suite du chapitre 8


Le Chemin des nations


3) Lettre de   France Isaac 



Je suis heureuse de pouvoir t'adresser ce courrier, pour te dire combien je t'aime, mme si au temps de ma jeunesse, je suis parfois alle te faire la guerre. Je suis vritablement repentante de ces bvues de mes premires annes que je considrais glorieuses, lorsque, en ces temps que j'appelle encore " croisades ", je suis alle te faire la guerre, sous le prtexte fallacieux que tu tais rest hors de ma bndiction. Mes mots sont trop faibles pour te dire combien aujourd'hui je me sens pitoyable d'avoir port la main sur toi en ces temps anciens, alors que c'est de toi que j'aurais du prendre exemple parfois.

J'aurais trs certainement bien d'autres repentances accomplir ton gard, mais parce que tu es l'origine d'un peuple bon et gnreux, je sais que tu as dj pardonn tout le mauvais tmoignage que j'ai t pour toi, fils d'Abraham, qui est aussi mon pre adoptif dans la foi. A mesure que j'ai grandi, j'ai compris tout comme toi que notre Dieu est un Dieu Grand, lent la colre qui ne veut pas la mort du mchant, et pardonne celui qui se repent. Nous avons donc l'un et l'autre compris, comme L'Éternel le dit par la bouche du prophte Ézchiel aux versets 21 et 22 du chapitre 18, que Si le mchant revient de tous les pchs qu'il a commis, s'il observe toutes mes lois et pratique la droiture et la justice, il vivra, il ne mourra pas. Toutes les transgressions qu'il a commises seront oublies; il vivra, cause de la justice qu'il a pratique. //

Ce Dieu qui a conclu une alliance avec toi en Horeb, et qui, comme il l'a dit dans le livre du Deutronome au verset 9 du chapitre 7 : Sache donc que c'est l'Éternel, ton Dieu, qui est Dieu. Ce Dieu fidle garde son alliance et sa misricorde jusqu' la millime gnration envers ceux qui l'aiment et qui observent ses commandements. //

Si tu savais combien je te suis reconnaissante aujourd'hui de ne pas avoir toujours t un enfant sage et parfait, qui ne m'aurait laiss que le bon exemple, alors que je suis parfois si inconstante. Les fautes que tu as commises et dont souvent tu t'es repenti, ne m'ont pourtant pas empche de faire parfois pire que toi sans que je ne m'en repente moi-mme.

Si je suis encore parfois encline la critique envers toi, c'est qu'une part de moi-mme, n'a pas encore totalement ralis combien en Jsus-Christ, il y a pourtant d'avantages s'aimer les uns les autres, au-del de nos diffrences. Sans t'en faire le reproche, je crois d'ailleurs avoir remarqu un phnomne un peu identique en toi. Tu as certes vu s'accomplir de grandes choses par la main puissante de notre Dieu, sans pour autant toujours lui donn raison. Étant donn que la puissance d'Amour que j'ai reu en Jsus-Christ, ne m'a pas non plus permis de faire mieux que toi, je serais bien la dernire te le reprocher.

Longtemps je t'ai fait la guerre parce que tu n'as pas reu Jsus comme fils de Dieu, alors qu'il avait dit lui-mme en tant que prophte, " Un prophte n'est mpris que dans sa patrie et dans sa maison ". Si tu l'avais reu, c'est qu'il n'aurait pas mme t prophte, alors une autre comprhension s'est alors faite en moi : Ce n'est pas ncessairement cause de toi que le rgne du " Tout Puissant " tarde, mais cause de moi qu'il a voulu adopter galement.

C'est pourquoi je ne veux plus te combattre, ni te critiquer, mais t'aimer. La puissance de l'Amour est galement en toi, puisqu'elle est en notre Dieu qui t'aime.

Parce que nous avons t l'un et l'autre un bien mauvais tmoignage de l'Amour divin, tout comme tu m'as prive du tmoignage des uvres de l'Éternel Dieu des Armes la tte d'une nation, en ayant revendiqu un roi de nature humaine, je t'ai priv du tmoignage d'Amour de Jsus-Christ son Fils bien Aim, que j'aurai du manifest si je n'avais pas si souvent donn raison ma malheureuse nature humaine plutt qu' celle de Dieu qu'il m'a offert ds ma naissance.

Puisqu'il arrive un temps ou plus personne n'enseignera plus personne, comme il est crit dans cette lettre que Simon, fils de Jonas t'adressa ainsi qu' tous tes frres Hbreux et qui te dit au chapitre 8, versets 8 13 : Car c'est avec l'expression d'un blme que le Seigneur dit Isral : Voici, les jours viennent, dit le Seigneur, o je ferai avec la maison d'Isral et la maison de Juda une alliance nouvelle, non comme l'alliance que je traitai avec leurs pres, le jour o je les saisis par la main pour les faire sortir du pays d'Égypte; Car ils n'ont pas persvr dans mon alliance, et moi aussi je ne me suis pas souci d'eux, dit le Seigneur.

Mais voici l'alliance que je ferai avec la maison d'Isral, Aprs ces jours-l, dit le Seigneur : Je mettrai mes lois dans leur esprit, je les crirai dans leur cur; Et je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple. Aucun n'enseignera plus son concitoyen, ni aucun son frre, en disant : Connais le Seigneur ! Car tous me connatront, depuis le plus petit jusqu'au plus grand d'entre eux; Parce que je pardonnerai leurs iniquits, et que je ne me souviendrai plus de leurs pchs.

En disant : une alliance nouvelle, il a dclar la premire ancienne; or, ce qui est ancien, ce qui a vieilli, est prs de disparatre.//

C'est pourquoi aujourd'hui je me rjouis de voir tes enfants revenir de tous les lieux dans lesquels ils s'taient trouvs disperss, tel des fils dlaisss de l'Éternel, et tu es redevenu un peuple. Dieu ta restaur sous l'alliance de " La chair la guerre " dont les jours s'puisent comme il en tait au jour de No et par laquelle il nous a dmontr nos limites et notre incapacit de nous conduire l'un et l'autre comme il nous le demandait.

C'tait pour mieux nous faire entrer sous l'alliance du Saint-Esprit de Dieu que nous ressentons si fort chez toi, au dire de mes enfants qui un jour se sont rendus dans ton beau pays. L'Éternel ne veut pas te tenir loign de cette alliance de Paix qu'il veut mettre dans ton beau pays de Canaan, toi qui a pay si cher le tribut de la Gloire de Dieu.

Je suis heureuse que tu gardes dans une grande part de toi-mme le souvenir de tes premires annes en la compagnie de ton frre Ismal, et de votre pre Abraham. Je fais souvent moi-mme la triste exprience des familles recomposes si difficiles grer, mais je sais que depuis longtemps notre Dieu commena de mettre ses lois dans ton cur. Main dans la main je tinvite donc ce que nous lui donnions ensemble raison, afin quil nous prserve dune paix simplement humaine, dont le danger plane au-dessus de nous tous.

Dornavant, tout comme j'ai pris la dcision de ne plus critiquer mes diffrents frres chrtiens, mme s'ils ne sont pas meilleurs que moi, et commettent encore parfois bien des erreurs en faisant la guerre tes oncles et tantes, je rduirai au silence toute bouche qui s'lvera en jugement contre toi.

C'est pourquoi mes plus chaleureuses prires vont Jrusalem que je porte tout comme toi dans mon cur.

Au travers de ce slogan que tu aimes tant, je t'apporte mon au revoir, et te propose de faire un bout de route ensemble vers la grande ville, " A l'anne prochaine Jrusalem ".


                                                                                                                      France

 

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